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Dites "NON" à la dégradation de la liturgie.

Citation du mois

" Des personnes qui se donnent pour catholiques (...) essaient par l'intérieur de détruire l'Église
sous prétexte de réforme et de progrès "


- Dietrich Von Hildebrand, dans La Vigne Ravagée

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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 08:39

Dans la situation actuelle, l'urgent n'est pas de mettre ici ou là, de temps en temps, une messe "correctement" célébrée: l'urgent est de faire en sorte que ce soit partout et toujours la liturgie de l'Eglise qui soit célébrée et non celle du curé ou celle de l'équipe liturgique locale.

 

L'urgent n'est pas de veiller à ce que, en certains lieu, les fidèles puissent trouver la forme extraordinaire du rite romain. L'urgent est de faire en sorte que les fidèles puissent trouver dans tous les sanctuaires la forme ordinaire de cet unique rite.

 

L'urgent n'est pas d'avoir le choix entre les messes célébrées en latin et d'autres célébrées en langue courante. L'urgent de de faire en sorte que là où on le peut et là où des fidèles le demandent, on puisse garantir la célébrations de messes en latin et en grégorien dans l'une ou l'autre forme du rite romain.

 

Tout ceci n'a rien de compliqué. Tout ceci est pleinement conforme aux enseignements du concile Vatican II.

 

Mais pour que tout ceci puisse (enfin!) se faire, il faudrait que nos évêques cessent d'utiliser les mots "concile" et "Vatican II" comme des mantras, comme des invocations creuses qui, dans les réalités paroissiales et diocésaines ne correspondent à rien.

 

Faire des conférences [sur] Vatican II ne suffit pas : il faut appliquer correctement les principes de ce Concile. Demander aux lefebvristes d'accepter le Concile relève de la plus grande hypocrisie quand soi-même on n'applique pas ce même Concile et, pire, quand on cherche à réduire au silence - parce qu'ils dérangent les nomenklaturas en place - les fidèles prêtres et laïcs qui appliquent le Concile comme Benoît XVI demande qu'il soit appliqué.

 

Tant que nos évêques ne seront pas capables de montrer qu'ils connaissent le Missel romain restauré à la suite de Vatican II et qu'ils veulent le mettre en oeuvre, tant qu'ils ne pourront pas montrer qu'ils connaissent, appliquent et font appliquer les principes contenus dans l'Exhortation Sacramentum Caritatis, en un mot, tant qu'ils ne répondent pas aux attentes de l'Eglise qui doivent être aussi les attentes de fidèles, ils resteront peu crédibles. Il faut que nos pasteurs aient conscience de la situation dans laquelle ils se trouvent du fait de leur manque d'empressement à mettre en oeuvre les orientations données par le Magistère.

 

Source : Pro Liturgia

Par Pro Ecclesia - Publié dans : Liturgie
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 09:29

Le P. Paul Marx, fondateur de Human Life International, est décédé il y a quelques jours. Il venait de faire parvenir au Population Research Institute, une réflexion intitulée « Les prophéties d’Humanæ Vitæ ». Traduction :

 

"Le 25 juillet 1968, l’encyclique Humanæ Vitæ de Paul VI réaffirmait l’enseignement catholique sur la vie, l’amour et la sexualité humaine. Dans ce texte, il dressait la liste des conséquences d’une existence vécue en dehors de l’enseignement catholique. Il prédisait que :

 

1. La contraception conduirait à l’infidélité conjugale.

2. La pratique contraceptive conduirait à “un abaissement général de la moralité”.

3. La contraception conduirait les hommes à cesser de respecter le femmes dans leur intégralité, et les amènerait à traiter les femmes comme “de simples instruments du plaisir égoïste” plutôt que comme des partenaires chéries.

4. Et, finalement, l’acceptation généralisée de la contraception au sein des couples conduirait à l’imposition massive de la contraception par des gouvernements sans scrupule.

 

En d’autres mots, le pape Paul VI prédisait que la contraception évoluerait d’un “choix de mode de vie” à une arme de destruction massive. Comme sa prophétie a été affreusement justifiée par les programmes de contrôle démographique et de stérilisation imposée, par la réduction des taux de fécondité et la promotion de l’avortement pratiquement partout dans le monde. La destruction par la contraception de l’intégrité de l’acte marital – unitif et procréatif – a de terribles conséquences pour la société et pour nos âmes. La contraception, pour le dire autrement, est le rejet de la manière dont Dieu voit la réalité. C’est un coin enfoncé dans dans la sphère de communion la plus intime que l’homme puisse connaître en dehors du Saint Sacrement de la Messe. C’est un poison dégradant qui flétrit la vie et l’amour, dans le mariage comme dans la société. En brisant le lien ordonné, naturel et divin, entre le sexe et la procréation, les hommes et les femmes – mais plus particulièrement les hommes – se concentreront sur les possibilités hédonistes qu’offre le sexe. Les gens cesseront de considérer le sexe comme quelque chose qui était intrinsèquement lié à une nouvelle vie et au sacrement du mariage. Quelqu’un peut-il douter que c’est là où nous en sommes aujourd’hui ?"

 

Source : le Salon Beige

Par Pro Ecclesia - Publié dans : Choisis la Vie !
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 08:05
Bonjour,

Comme je serai absent de ce vendredi au dimanche soir, il n'y aura pas de nouveaux articles ce week-end.
La publication reprendra comme d'habitude ce lundi 29 mars.

Cordialement.
Par Pro Ecclesia
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 08:02

Message pour la Journée missionnaire mondiale 2010

 

Benoît XVI indique aux baptisés les conditions d'une foi adulte dans son message pour la Journée missionnaire mondiale 2010 centré sur la « communion dans l'Eglise ». Une fois adulte, souligne le pape, est la condition d'un « nouvel humanisme ».

 

« La construction de la communion ecclésiale est la clef de la mission » : c'est le thème choisi par Benoît XVI pour son message annuel pour la Journée missionnaire mondiale. Cette 84e Journée missionnaire mondiale sera célébrée le 24 octobre 2010. Le message du pape, en date du 6 février, est publié aujourd'hui en italien par la salle de presse du Saint-Siège. Benoît XVI s'adresse à tous les baptisés, aux diocèses et aux paroisses du monde comme aux personnes consacrées.

 

Prière, Parole de Dieu et étude

 

Benoît XVI rappelle qu'une foi « adulte », c'est-à-dire « capable de se confier totalement à Dieu avec une attitude filiale, nourrie par la prière, par la méditation de la Parole de Dieu et par l'étude des vérités de la foi » est la « condition indispensable pour pouvoir promouvoir un nouvel humanisme fondé sur l'Evangile de Jésus ».

 

Il souligne aussi que le mois d'octobre est le mois de la prière du Rosaire, pour se mettre à l'école de Marie et « contempler le projet d'amour du Père sur l'humanité, pour l'aimer comme lui l'aime ».

 

« Le Père, en effet, nous appelle à être des enfants aimés dans son Fils, le Bien aimé, et à nous reconnaître tous comme des frères, en Lui, don du salut pour l'humanité divisée par la discorde et par le péché, et Révélateur du vrai visage de Dieu ».

 

La maison de tous les peuples

 

La mission, insiste le pape, est le devoir de « toute l'Eglise », « missionnaire par nature » (Ad gentes, 2), et les baptisés sont invités à se faire les « promoteurs de cette nouveauté de vie, faite de relations authentiques, dans des communautés fondées sur l'Evangile ».

 

« Dans une société multi-ethnique qui fait de plus en plus l'expérience de formes préoccupantes de solitude et d'indifférence, les chrétiens doivent apprendre à offrir des signes d'espérance et à devenir des frères universels, en cultivant de grand idéaux qui transforment l'histoire, et sans fausses illusions ou peurs inutiles, s'engager à faire de la planète le maison de tous les peuples ».

 

Mais cela requiert, ajoute le pape, une « profonde conversion personnelle, communautaire et pastorale ».

 

Dans son message, Benoît XVI exprime son « affection » et sa « reconnaissance » aux prêtres « fidei donum », et à tous les missionnaires au service de la « communion ecclésiale » de façon à ce que l'échange des cultures s'intègre dans l'unité de l'Eglise, de façon à ce que l'Evangile puisse être un « ferment de liberté et de progrès, source de fraternité, d'humilité et de paix ».

 

Source : Zenit

Par Pro Ecclesia - Publié dans : Spiritualité
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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 16:42

« La nature est un livre écrit par Dieu »

 

ROME, Mercredi 24 mars 2010 (ZENIT.org) - Il n'y a pas d'opposition entre « la foi et la science » ni entre foi et raison : c'est ce que montre, souligne Benoît XVI, l'œuvre de saint Albert le Grand.

 

Le pape a consacré sa catéchèse du mercredi, lors de l'audience générale, place Saint-Pierre, à ce Dominicain qui fut « l'un des grands maîtres de la théologie scolastique ».

 

Albert le Grand (1200-1280) a été canonisé en 1931 par le pape Pie XI qui l'a également proclamé Docteur de l'Eglise, ce qui fait dire à Benoît XVI : « Ce fut une reconnaissance sans aucun doute appropriée, pour ce grand homme de Dieu et éminent savant non seulement dans le domaine des vérités de la foi, mais dans de très nombreux autres domaines du savoir ».

 

Le « docteur universel »

 

Le pape fait observer que « sa culture a quelque chose de prodigieux », et que « ses intérêts encyclopédiques le conduisirent à s'occuper non seulement de philosophie et de théologie, comme d'autres contemporains, mais également de toute autre discipline alors connue, de la physique à la chimie, de l'astronomie à la minéralogie, de la botanique à la zoologie ».

 

« C'est pour cette raison, explique-t-il, que le pape Pie XII le nomma patron de ceux qui aiment les sciences naturelles et qu'il est également appelé « Doctor universalis », précisément en raison de l'ampleur de ses intérêts et de son savoir ».

 

Mission d'enseignement

 

Le pape a ainsi résumé sa formation, en partie parisienne : « Né en Allemagne au début du treizième siècle, il étudia d'abord à Padoue, où il fréquenta l'église des Dominicains chez lesquels il fit profession. Après son ordination sacerdotale, il fut envoyé à Paris pour perfectionner ses études de théologie. Il entreprit alors une extraordinaire activité d'écrivain ».

 

« En 1254, a ajouté le pape, il fut élu Provincial des Dominicains pour un vaste territoire d'Europe du Nord. Evêque de Ratisbonne de 1260 à 1262, il demandera ensuite au Pape d'être déchargé de ce ministère pour reprendre sa mission d'enseignement et d'étude. Homme de prière, de science et de charité, Albert jouissait d'une grande autorité dans la vie de l'Église et de la société de son temps. Il meurt en 1280 dans son couvent de Cologne ».

 

Science et foi

 

« Albert le Grand nous rappelle, explique d'une part Benoît XVI, qu'il n'y a pas d'opposition entre science et foi, et que ceux qui étudient les sciences de la nature peuvent parcourir un véritable chemin de sainteté ».

 

Il souligne que dans ce domaine, saint Albert est d'actualité : « Il a encore beaucoup à nous enseigner ». En effet, il montre surtout « qu'entre la foi et la science il n'y a pas d'opposition, malgré certains épisodes d'incompréhension que l'on a enregistrés au cours de l'histoire ».

 

« Un homme de foi et de prière comme saint Albert le Grand, peut cultiver sereinement l'étude des sciences naturelles et progresser dans la connaissance du micro et du macrocosme, découvrant les lois propres de la matière, car tout cela concourt à nourrir sa soif et son amour de Dieu », précise le pape. Ce qui inspire aussi ce tire à la une de L'Osservatore Romano en italien du 25 mars : « La nature est un livre écrit par Dieu ».

 

La nature, livre écrit par Dieu

 

« La Bible, ajoute le pape, nous parle de la création comme du premier langage à travers lequel Dieu - qui est intelligence suprême, qui est Logos - nous révèle quelque chose de lui. Le Livre de la Sagesse, par exemple, affirme que les phénomènes de la nature, dotés de grandeur et de beauté, sont comme les œuvres d'un artiste, à travers lesquelles, par analogie, nous pouvons connaître l'Auteur de la création (cf. Sg 13, 5). Avec une comparaison classique au Moyen-âge et à la Renaissance, on peut comparer le monde naturel à un livre écrit par Dieu, que nous lisons selon les diverses approches de la science (cf. Discours aux participants à l'Assemblée plénière de l'Académie pontificale des sciences, 31 octobre 2008) ».

 

Benoît XVI constate que de nombreux scientifiques, « dans le sillage de saint Albert le Grand, ont mené leurs recherches, inspirés par l'émerveillement et la gratitude face au monde qui, à leurs yeux de chercheurs et de croyants, apparaissait et apparaît comme l'œuvre bonne d'un Créateur sage et aimant ! L'étude scientifique se transforme alors en un hymne de louange ».

 

Philosophie et théologie

 

Pour Albert le Grand, d'autre part, « la philosophie et la théologie ont des méthodes différentes, mais leur dialogue coopère harmonieusement à la découverte de l'authentique vocation de l'homme ».

 

Maître de saint Thomas d'Aquin, Albert le Grand va montrer comment la philosophie d'Aristote est compatible avec la foi chrétienne : on l'estimait auparavant incompatible, ce qui avait suscité des critiques contre saint Thomas.

 

« C'est là, fait observer le pape, que réside l'un des grands mérites de saint Albert : avec une rigueur scientifique il étudia les œuvres d'Aristote, convaincu que tout ce qui est vraiment rationnel est compatible avec la foi révélée dans les Saintes Ecritures. En d'autres termes, saint Albert le Grand a ainsi contribué à la formation d'une philosophie autonome, distincte de la théologie et unie avec elle uniquement par l'unité de la vérité ».

 

Des théologiens pour notre temps

 

C'est ce qui a permis, au XIIIe siècle, continue Benoît XVI, « une distinction claire entre ces deux savoirs, philosophie et théologie qui, en dialogue l'un avec l'autre, coopèrent de manière harmonieuse à la découverte de la vocation authentique de l'homme, assoiffé de vérité et de béatitude : et c'est surtout la théologie, définie par saint Albert comme une « science affective », qui indique à l'homme son appel à la joie éternelle, une joie qui jaillit de la pleine adhésion à la vérité ».

 

Le pape souligne aussi la pédagogie de saint Albert : « Saint Albert le Grand fut capable de communiquer ces concepts de manière simple et compréhensible. Authentique fils de saint Dominique, il prêchait volontiers au peuple de Dieu, qui demeurait conquis par sa parole et par l'exemple de sa vie ».

 

Le pape a conclu par cette invitation : « Prions pour que l'Église ne manque jamais de théologiens qui soient enracinés dans la prière, compétents et pleins de sagesse, et pour qu'en tout, nous sachions nous conformer à la volonté de Dieu pour ne rechercher que sa Gloire ».

 

Anita S. Bourdin

 

Source : Zenit

Par Pro Ecclesia - Publié dans : Actualités de Rome
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