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Dites "NON" à la dégradation de la liturgie.

Citation du mois

" Des personnes qui se donnent pour catholiques (...) essaient par l'intérieur de détruire l'Église
sous prétexte de réforme et de progrès "


- Dietrich Von Hildebrand, dans La Vigne Ravagée

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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 10:00

Dans le numéro de mars de "Sub Signo Martini", Don Jean-Marie Le Gall, Modérateur général de la Communauté Saint-Martin, livre quelques réflexions au sujet de l'ars celebrandi - l'art de (bien) célébrer - à partir de l'Exhortation Sacramentum Caritatis de Benoît XVI :

 

"L'ars celebrandi ne relève pas de la pure émotion esthétique. Il s'explique par le fait que c'est le Christ qui est en jeu dans la célébration eucharistique. La beauté intrinsèque de la liturgie a pour sujet propre le Christ ressuscité et glorifié dans l'Esprit Saint qui inclut l'Eglise dans son action."

 

A propos du rôle et de la mission de l'évêque, Don Le Gall écrit : "[c'est] l'évêque qui est le premier dispensateur des mystères de Dieu dans l'Eglise particulière qui lui est confiée, le guide, le promoteur et le gardien de toute la vie liturgique. Tout cela est décisif pour la vie de l'Eglise particulière parce que l'évêque est le liturge par excellence de son Eglise. Il doit donc être le modèle dans l'ars celebrandi et apprendre à ses collaborateurs à le devenir."

 

Puis Don Le Gall rappelle que "la liturgie n'est pas ce que nous faisons, mais ce que nous recevons dans la foi." Un principe généralement oublié de nos jours ! "La première nécessité est que tous soient habités intérieurement par le mystère et que chacune de leurs paroles, celles du célébrant et celles des fidèles, "concordent avec leur esprit", pour reprendre S. Benoît. Il ne s'agit donc pas seulement d'une participation extérieure et physique, mais d'un engagement de tout soi-même dans le déroulement du mystère liturgique. En habitant le mystère qu'il célèbre, le ministre ne pourra être qu'émerveillé, frappé d'une stupeur sacrée face au Mystère de Dieu qui se révèle et donne ses richesses. Cela le conduira naturellement à favoriser, dans un silence réceptif, une attitude de prière surgissant d'un coeur ouvert à l'action cachée mais puissante de l'Esprit Saint. (...) Alors, prêtres et diacres pourront initier leur communauté chrétienne car l'ars celebrandi regarde aussi l'assemblée des baptisés qui sont des temples de l'Esprit et des membres du Corps. (...) Aussi, tout dans leur comportement et leur attitude doit signifier le mystère qu'ils reçoivent, comme le comportement du ministre doit signifier le mystère qu'il célèbre. Une fois entré dans l'intérieur du mystère, l'obéissance au Christ devient facile. Elle se concrétise par le respect des livres et des normes liturgiques, mais également par l'utilisation des signes et formes qui éduquent le sens du sacré et aident ainsi en retour à une pénétration toujours plus vive du mystère célébré."

 

Source : Pro Liturgia

Par Pro Ecclesia - Publié dans : Liturgie
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 18:22

Extrait du message de Benoît XVI aux jeunes à l'occasion de la prochaine JMJ, le 28 mars :

 

"Jésus rappelle au jeune homme riche les dix commandements, comme conditions nécessaires pour « avoir en héritage la vie éternelle ». Ce sont des points de référence essentiels pour vivre dans l’amour, pour distinguer clairement le bien du mal et construire un projet de vie solide et durable. A vous aussi, Jésus vous demande si vous connaissez les commandements, si vous vous souciez de former votre conscience selon la loi divine et si vous les mettez en pratique.

 

Certes, il s’agit de questions à contre-courant par rapport à la mentalité actuelle, qui propose une liberté déliée des valeurs, des règles, des normes objectives et qui invite à réfuter tout ce qui limite les désirs du moment. Mais ce type de proposition, au lieu de mener à la vraie liberté, conduit l’homme à devenir esclave de lui-même, de ses désirs immédiats, des idoles comme le pouvoir, l’argent, le plaisir effréné et les séductions du monde, en le rendant incapable de suivre sa vocation innée à l’amour.

 

Dieu nous donne les commandements parce qu’il veut nous former à la vraie liberté, parce qu’il veut construire avec nous un Royaume d’amour, de justice et de paix. Les écouter et les mettre en pratique ne signifie pas s’aliéner, mais trouver le chemin de la liberté et de l’amour authentiques, car les commandements ne limitent pas le bonheur, ils indiquent comment le trouver. Au début de son dialogue avec le jeune homme riche, Jésus lui rappelle que la loi donnée par Dieu est bonne, car « Dieu est bon »."

 

Source : Site du Vatican, via le Salon Beige

Par Pro Ecclesia - Publié dans : Jeunesse Catholique
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 23:22

Dimanche du « Laetare », visite du pape à la communauté luthérienne

 

Benoît XVI réaffirme la marche des chrétiens vers l'unité, mais en même temps que seul le Christ peut donner aux baptisés cette unité désirée.

 

La communauté luthérienne évangélique de Rome, de la « Christuskirche », via Sicilia, a en effet reçu ce dimanche soir la visite de Benoît XVI à l'occasion du culte dominical. La rencontre s'est déroulée en allemand, dans un climat très cordial.

 

L'invitation remonte à 2008, à l'occasion du 25e anniversaire de la visite de Jean-Paul II à la « Christuskirche », le 11 décembre 1983, à l'occasion des 500 ans de la naissance de Martin Luther. L'idée, explique Jens-Martin Kruse, le pasteur de cette communauté, était de fêter cette fois l'événement avec Benoît XVI.

 

L'homélie sur saint Jean

 

Le culte a commencé à 17 h 30. Dans son homélie, depuis la chaire de pierre à droite de la nef, le pasteur Kruse, vêtu de noir, sur lequel tranchait le rabat blanc du col, s'est appuyé sur le premier chapitre de la seconde épître de Paul aux Corinthiens pour parler de « l'aide de Dieu dans l'action ». Il a insisté sur l'appel à la joie qui résonne dans les lectures de ce dimanche de carême et sur la confiance. C'est en effet le dimanche dit du « Laetare ».

 

On a ensuite lu l'évangile selon saint Jean (12,20-26, « Si le grain ne meurt... ») que le pape a commenté, depuis la chaire également, en insistant sur l'importance de la communauté. Le pape était revêtu du camail de velours rouge et du surplis blanc.

 

Don de Dieu

 

Le pape a souligné, notamment, à la fin de son homélie combien l'unité est un don de Dieu : « On ne peut vivre en chrétien sans la communauté. Mais nous devons voir aussi que nous avons détruit ce « nous ». Nous avons divisé l'unique chemin en de nombreux chemins ».

 

« Que dire devant cette situation ? », a demandé le pape avant de proposer cette réponse : « Nous entendons tant de lamentations qu'il n'y a plus de nouveaux développements dans l'œcuménisme, mais nous devons dire - et nous pouvons le dire avec beaucoup de gratitude - qu'il y a déjà tant d'éléments d'unité. Que nous soyons présents ensemble par exemple, en ce dimanche du « Laetare », que nous chantions ensemble, que nous écoutions la Parole de Dieu, que nous nous écoutions les uns les autres en regardant tous ensemble vers l'unique Christ, et ainsi, en rendant témoignage à l'unique Christ, nous devons dire plus clairement que, en toute discussion, notre premier point de référence doit être la joie et l'espérance que nous vivons déjà, et l'espérance que cette unité puisse être plus profonde ».

 

Une situation de péché

 

Le pape appelle de ces vœux de nouvelles avancées en disant que le Christ seul peut conduire les chrétiens à l'unité désirée : « Certes, nous ne pouvons pas nous contenter des succès de l'œcuménisme de ces dernières années, parce que nous ne pouvons pas encore boire au même calice et nous ne pouvons pas encore nous réunir autour de l'autel. Cela doit nous attrister, parce que c'est une situation de péché, mais l'unité ne peut pas être faite par les hommes. Nous devons nous confier au Seigneur parce qu'il est le seul qui puisse nous donner l'unité. Nous espérons qu'il nous conduira lui-même à cette unité, que nous attendons en cette heure ».

 

« Chers amis, a conclu le pape, je veux vous remercier une nouvelle fois de votre invitation et des paroles si aimables que vous m'avez adressées, Mme Esch. Prions les uns pour les autres, prions ensemble afin que le Seigneur nous donne l'unité et aide ainsi le monde à croire ».

 

Le Credo et le Notre Père

 

La célébration de la Parole a permis d'affirmer la foi commune de Nicée-Constantinople, par la proclamation du Credo, de prier ensemble le Notre Père, et d'intercéder aux intentions de l'Eglise et du monde, et spécialement pour « l'évêque de Rome ».

 

La liturgie a été scandée par des magnifiques hymnes de Bach et Mendelsohn interprétés par un chœur très nombreux soutenu par l'orgue.

 

Comme cadeau, Benoît XVI a offert une reproduction du Christ bénissant qui se trouve sous l'autel de la confession, en la basilique vaticane, dans la « niche des pallium ».

 

Il a reçu une photo représentant les fonts baptismaux de l'église, avec une inscription qui se trouve également dans le baptistère du Latran.

 

Le pape a ensuite quitté l'église par la nef centrale sous les applaudissements, avant une rencontre informelle hors camera.

 

Le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, également invité à la célébration a accompagné le pape dans sa visite, ainsi que d'autres cardinaux.

 

Le 10e anniversaire

 

On se souvient que l'Eglise catholique et la Fédération luthérienne mondiale ont signé une Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification le 31 octobre 1999, à Augsbourg.

 

A Ratisbonne, en 2006, le pape a lui-même rappelé, au cours de vêpres œcuméniques, que « la justification est un thème essentiel de la théologie ».

 

En 2009, il a salué le 10e anniversaire de la signature de cette déclaration, à l'occasion de la visite d'une délégation luthérienne finlandaise qu'il a reçue au Vatican le 19 janvier, comme chaque année à l'occasion de la fête de saint Henri.

 

Il est revenu sur cet anniversaire lors de l'angélus du dimanche 1er novembre 2009, place Saint-Pierre, en la fête de la Toussaint, soulignant qu'en 2006, le Conseil méthodiste mondial a également adhéré à cette déclaration. « Je souhaite de tout cœur que cet anniversaire important puisse contribuer à faire progresser le chemin vers l'unité pleine et visible de tous les disciples du Christ », avait déclaré Benoît XVI.

 

Le pape voit dans cet anniversaire « une occasion de rappeler la vérité sur la justification de l'homme, témoignée ensemble », pour que luthériens et catholiques se réunissent « dans des célébrations œcuméniques » et approfondissent « ultérieurement cette thématique et les autres qui sont objet du dialogue œcuménique ».

 

Vers l'unité

 

Benoît XVI a évoqué à nouveau cet anniversaire le 19 janvier dernier, en recevant la délégation de Finlande. Il a souligné que la déclaration constitue un « signe concret d'une fraternité redécouverte entre luthériens et catholiques ».

 

Il a salué « l'œuvre récente du dialogue entre luthériens et catholiques en Finlande et en Suède sur des questions dérivant de la Déclaration conjointe », avant d'exprimer ce vœu : « Souhaitons que le texte issu du dialogue contribue positivement au chemin qui conduit à la restauration de notre unité perdue ».

 

Anita S. Bourdin

 

Source : Zenit

Par Pro Ecclesia - Publié dans : Oecuménisme
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 11:15

LE CAIRE, 13 mars 2010 (AFP) - Egypte : 24 blessés dans des affrontements entre musulmans et chrétiens

 

Vingt-quatre personnes ont été blessées lors d'affrontements entre chrétiens et musulmans dans la province de Mersa Matrouh, dans le nord de l'Egypte, a-t-on appris samedi auprès d'un responsable des services de sécurité.

 

Vingt personnes, des musulmans et des coptes, membres de la communauté chrétienne d'Egypte, ont été arrêtées, a-t-il ajouté.

 

Les affrontements ont éclaté vendredi lorsque des musulmans se sont mis à lancer des pierres contre des ouvriers du bâtiment chrétiens, croyant qu'ils construisaient une église.

 

Les coptes disent qu'ils construisaient le mur d'enceinte d'un hospice et non une église, a déclaré le responsable des services de sécurité.

 

"Environ 400 personnes étaient impliquées dans les heurts. Vingt personnes ont été arrêtées, à la fois des musulmans et des chrétiens, et 24 ont été blessées", a-t-il déclaré.

 

"Les forces de sécurité ont été déployées en nombre et sont restées toute la nuit pour éviter de nouveaux affrontements", a-t-il ajouté.

 

Les coptes sont la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient. Leur nombre est estimé entre 6 et 10% des 80 millions d'Egyptiens.

 

Ils se plaignent de discriminations et de harcèlement systématique.

 

S'ils sont considérés comme les égaux des musulmans aux termes de la Constitution, les coptes doivent obtenir une autorisation présidentielle pour construire des églises et le feu vert du gouverneur pour pouvoir les rénover.

 

Des musulmans avaient tué six coptes et un policier musulman le 6 janvier, à la veille du Noël copte, dans le sud de l'Egypte. Le procès de trois suspects devant la haute cour de sûreté de l'Etat de Qena (Haute-Egypte) est en cours.

 

Source : La Croix

Par Pro Ecclesia - Publié dans : L'Église persécutée
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 11:08

Aider les prêtres qui célèbrent fidèlement la liturgie, c'est très bien, mais ça ne suffit pas. Car la liturgie, telle qu'elle apparaît dans la majorité des paroisses, est aujourd'hui dans un état de délabrement tel, qu'il faut dépasser les aides ponctuelles aux prêtres afin d'engager un vaste programme de restauration qui fasse barrage à l'entreprise de désacralisation et de désorganisation des célébrations mise en place par de nombreux fidèles - clercs laïcisés ou laïcs léricalisés - sous couvert du Concile.

 

Les choses ne s'arrangeront pas tant que la liturgie demeurera en les mains de groupuscules et tant qu'elle ne sera célébrée comme elle doit l'être que dans quelques paroisses isolées, grâce à quelques prêtres exceptionnels. La liturgie authentique, c'est-à-dire celle qui est célébrée conformément au missel romain, ne doit pas apparaître comme quelque chose d'occasionnel, comme quelque chose qui serait hors norme par rapport à ce qui se fait habituellement partout ailleurs.

 

La vraie liturgie ne saurait en aucun cas devenir l'apanage d'un célébrant particulier, d'une paroisse particulière, d'une occasion particulière : les fidèles doivent pouvoir la trouver partout, dans toutes les églises.

 

Mais en quoi pourrait consister un programme de restauration de la liturgie?

 

Le point essentiel sur lequel il serait nécessaire d'insister en tout premier lieu, c'est le "théocentrisme". La liturgie est théocentrique, c'est-à-dire orientée vers Dieu et non vers le célébrant ou l'assistance. C'est indiscutable.

 

Par conséquent, il faudrait - et ce dans les plus brefs délais - éliminer de nos célébrations paroissiales tout ce qui distrait de cette orientation essentielle. Peut avant de mourir, Joseph Samson, Maître de choeur à la cathédrale de Dijon disait : "Si le choeur, quel qu'il soit, n'introduit pas à l'office plus de vie spirituelle, que le choeur se taise. Si le chant du choeur n'est pas pour les fidèles une nourriture, du pain... que le choeur sorte. Si le chant des fidèles n'apporte pas à l'office plus de vie spirituelle, que les fidèles se taisent. Tout chant dont la valeur expressive n'égale pas celle du silence est à proscrire." (Conférence au Congrès International de Musique Sacrée à Versailles, 1957).

Bien souvent, au cours des messes, on se prend à penser qu'il n'y aurait pas que le chant qui serait à proscrire, mais aussi les gesticulations, les minauderies ou les attitudes négligées de certains célébrants, les bavardages et les considérations inutiles... Il y a tant de choses qui devraient "sortir" - pour reprendre le propos de J. Samson - car elles n'ont pas leur place en liturgie !

 

Il faut donc commencer par exclure des célébrations - de toutes les célébrations sans la moindre exception - tout ce qui entrave le théocentrisme que doit manifester la liturgie, tout ce qui distrait le fidèle de l'Unique Essentiel. C'est ce que Benoît XVI a voulu nous faire comprendre lorsqu'il a dit aux moines cisterciens d'Heiligenkreuz (sept. 2007) : "Là où, quand on réfléchit à la liturgie, [là où] on se demande seulement comment la rendre attrayante, intéressante et belle, la partie est déjà perdue. Ou bien la liturgie est opus Dei, oeuvre de Dieu, avec Dieu comme sujet spécifique, ou bien elle n'est pas." Dans la mesure où nos célébrations paroissiales sont plus souvent l'oeuvre de célébrants ou d'équipes liturgiques qui cherchent à rendre les choses attrayantes (ou à se rendre attrayants) qu'elle n'est l'oeuvre de Dieu, elles ne sont pas véritablement des liturgies. Elles ne sont plus des liturgies, mais des occupations pour fidèles désoeuvrés.

 

Il nous faut redécouvrir le théocentrisme de la liturgie : c'est capital. Lorsque nous aurons fait du théocentrisme la "marque de fabrique" de nos célébrations, alors pourront être progressivement remis à leur place d'autres éléments qui font corps avec le rite romain et contribuent à renforcer, à protéger et à exprimer sa finalité première: la célébration versus orientem, le chant grégorien, l'usage du latin, la beauté et la dignité... bref tout ce qui rend la liturgie stable et apte à signifier que par elle, telle qu'elle est reçue de l'Eglise, les fidèles louent le Dieu un et trine de façon vraie et juste.

 

Un second point sur lequel il serait nécessaire d'insister, c'est celui du droit des fidèles à pouvoir s'associer à la liturgie de l'Eglise et non d'être contraint d'accepter la liturgie du célébrant local ou de l'équipe qui est à sa solde : "Selon les possibilités de chacun, tous ont le devoir de prêter une attention particulière à ce que le très saint Sacrement de l'Eucharistie soit défendu contre tout manque de respect et toute déformation, et que tous les abus soient complètement corrigés. Ce devoir, de la plus grande importance, qui est confié à tous et à chacun des membres de l'Eglise, doit être accompli en excluant toute acception de personnes. L'Eglise reconnaît à tout catholique, qu'il soit prêtre, diacre ou fidèle laïc, le droit de se plaindre d'un abus liturgique, auprès de l'Evêque diocésain ou de l'Ordinaire compétent équiparé par le droit, ou encore auprès du Siège Apostolique en raison de la primauté du Pontife Romain." (Instruction Redemptionis Sacramentum, 25.3.2004)

 

Le droit de se plaindre des abus est pleinement reconnu ; donc, plutôt que de se lamenter en petits comités, il faut s'adresser à qui de droit en rappelant, si besoin, que s'il est nécessaire de faire preuve de charité à l'égard du célébrant qui ne respecte pas les règles de la célébration, il est aussi urgent de lui dire la vérité - par charité ! - si l'on ne veut pas que la liturgie ne se perde définitivement.

 

Source : Pro Liturgia

Par Pro Ecclesia - Publié dans : Liturgie
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