Partager l'article ! Abus liturgique ! Que faire ?: Que peut faire le fidèle catholique quand il assiste à un abus liturgique ? Posons les bases, en répondant à ...
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§2 : Les fidèles ont la liberté de faire connaître aux Pasteurs de l'Eglise leurs besoins surtout spirituels, ainsi que leurs souhaits.
§3 : "Selon le devoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, ils ont le droit et même parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce
qui touche le bien de l'Eglise et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l'intégrité de la foi et des moeurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l'utilité
commune et de la dignité des personnes." - Code de Droit Canonique, canon 212
L'instruction Redemptionis Sacramentum insiste sur le fait que défendre la liturgie des abus relève du droit, et même du devoir, de chaque fidèle : "183 - Selon les possibilités de chacun, tous ont le devoir de prêter une attention particulière à ce que le très saint Sacrement de l’Eucharistie soit défendu contre tout manque de respect et toute déformation, et que tous les abus soient complètement corrigés. Ce devoir, de la plus grande importance, qui est confié à tous et à chacun des membres de l’Église, doit être accompli en excluant toute acception de personnes" (Redemptionis Sacramentum, n°183)
Maintenant qu'il est clair dans nos esprits que le laïc a son mot à dire sur la vie de l'Église, voyons ce qu'il en est pour la liturgie. Il y a des "étapes" à suivre, pour promouvoir et défendre la liturgie avec charité et vérité. Ces "étapes" sont exposées dans l'instruction Redemptionis Sacramentum. Nous en ajoutons une, suivant l'avis du Docteur en Théologie, M. Denis Crouan, responsable de l'Association Pro Liturgia.
Donc, que faut-il faire si l'on constate un abus liturgique ?
Premièrement, il faut en parler au curé de la paroisse. Il faut lui signaler qu'il y a eu abus, et lui demander, s'il ne semble pas vouloir réagir contre, comment il justifie cet abus. Si le curé ne semble pas vouloir changer quoi que ce soit, alors, il faut passer à l'étape suivante.
Deuxièmement, il faut s'adresser à l'Évêque du diocèse où se trouve la paroisse où l'abus a été constaté. Il faut lui signaler ce qui s'est passé, lui demander s'il permet que cet abus puisse se produire, lui qui "est tenu de promouvoir la discipline commune à toute l’Église et en conséquence [...] est tenu d’urger l’observation de toutes les lois ecclésiastiques [et de veiller] à ce que des abus ne se glissent pas dans la discipline ecclésiastique, surtout en ce qui concerne le ministère de la parole, la célébration des sacrements et des sacramentaux, le culte de Dieu et des saints" (Code de Droit Canonique, canon 387). Si l'Évêque ne prend pas de mesure pour faire en sorte que l'abus soit corrigé, alors il convient de passer à la troisième étape.
Troisièmement, il faut s'adresser à la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements (adresse postale en bas du lien). En effet, "il est reconnu à tout catholique, qu’il soit prêtre, diacre ou fidèle laïc, le droit de se plaindre d’un abus liturgique, auprès de l’Évêque diocésain ou de l’Ordinaire compétent équiparé par le droit, ou encore auprès du Siège Apostolique en raison de la primauté du Pontife Romain. Cependant, il convient, autant que possible, que la réclamation ou la plainte soit d’abord exposée à l’Évêque diocésain. Cela doit toujours se faire dans un esprit de vérité et de charité" (Redemptionis Sacramentum, n° 184).
Le plus humble fidèle a le droit de demander et d'avoir une liturgie digne et bien célébrée. Signaler et demander la correction des abus, c'est manifester la charité dans un esprit de vérité.
Pro Ecclesia.